
Né(e) le : 23 décembre 1989 à Saint-Benoit (La Réunion)
Profession : Avocat
Handicap : Non-voyant
CAT : B1
Résidence : Ile-de-France
Club : Bondy Cecifoot Club
PALMARÈS
2024 – Jeux Paralympiques
- Paris : Médaille d’or
2022 – Championnat d’Europe
- Pescara : Médaille d’or
2019 – Championnat d’Europe
- Rome : Médaille d’argent
2018 – Championnat du Monde
- Madrid : 15ème place
2017 – Championnat d’Europe
- Berlin : 4ème place
2014 – Championnat du Monde
- Tokyo : 9ème place
2012 – Jeux Paralympiques
- Londres : Médaille d’argent
2011 – Championnat d’Europe
- Aksaray : Médaille d’or
2011 – Jeux Mondiaux IBSA
- Antalya : Médaille d’argent
2009 – Championnat d’Europe
- Nantes : Médaille d’or
2007 – Championnat d’Europe
- Malaga : Médaille de bronze
INTERVIEW
Comment as-tu découvert le cécifoot ?
Je suis arrivé à Paris à l’adolescence pour poursuivre mes études et c’est à l’Institut National des Jeunes Aveugles que j’ai découvert le cécifoot. J’ai tout de suite retrouvé les sensations que j’aimais dans le football et je ne l’ai plus quitté.
Tu as intégré l’équipe de France à seulement 16 ans. Comment as-tu vécu cette ascension ?
Au départ, je voulais simplement continuer à jouer au football. C’est avec les premières compétitions et les premières désillusions que j’ai développé cette envie de gagner et de performer au plus haut niveau.
Qu’est-ce qui fait la force de cette génération du cécifoot français ?
Nous avons grandi ensemble. Nous avons connu les défaites, les frustrations, mais aussi les grandes victoires. Cette stabilité a créé une confiance énorme entre nous et une vraie culture du collectif.
Tu mènes en parallèle une carrière d’avocat. Comment parviens-tu à concilier ces deux vies ?
Cela demande beaucoup d’organisation et de rigueur. Mon métier d’avocat m’apporte une méthode de travail qui m’aide dans le sport, et le sport m’a appris la résilience, le collectif et la gestion de la pression. Les deux se nourrissent mutuellement.
Tu es devenu président de la Fédération Française Handisport en 2024. Pourquoi avoir souhaité t’engager ?
Je ne m’étais jamais fixé cet objectif. Mais après plusieurs années au comité directeur, j’ai eu envie de mettre mon expérience d’athlète au service de la Fédération. Je veux contribuer à construire une fédération ambitieuse, rassembler les acteurs du handisport et poursuivre le développement de nos disciplines sur tout le territoire.
Quelle est aujourd’hui ta priorité en tant que président de la FFHandisport ?
Je veux que davantage de personnes puissent pratiquer un sport, quel que soit leur handicap. Mon ambition est de développer les clubs, d’accompagner les territoires et de faire en sorte que le handisport soit encore plus visible, notamment auprès des jeunes et des femmes.
Quel regard portes-tu sur l’évolution du handisport depuis Paris 2024 ?
Notre médaille et les Jeux ont été un formidable accélérateur. Les gens parlent davantage de nos performances et de nos émotions. Maintenant, le défi est de transformer cet engouement en développement durable pour les clubs et pour toutes les disciplines.
Quel conseil donnerais-tu à un jeune qui découvre le cécifoot ?
Je lui dirais de ne jamais se fixer de limites. Le sport est une formidable école de vie. On y apprend à se dépasser, à faire confiance aux autres et à croire en ses capacités.
Qu’est-ce qui continue de te motiver aujourd’hui ?
Ce qui me motive, c’est de continuer à faire progresser le cécifoot, mais aussi le handisport dans son ensemble. Que ce soit sur le terrain ou à la présidence de la Fédération, j’ai toujours la même envie : permettre à davantage de personnes de vivre les émotions que le sport m’a offertes.
À SAVOIR
Originaire de La Réunion et déficient visuel de naissance, Gaël Rivière découvre le cécifoot à son arrivée à Paris, où il poursuit ses études. International depuis l’âge de 16 ans, avocat au barreau de Paris, il est l’un des visages du cécifoot français depuis près de vingt ans. Vice-président de la Fédération Française Handisport avant d’en devenir président en décembre 2024, il incarne une génération convaincue que la performance sportive peut faire évoluer le regard porté sur le handicap.
DISTINCTION
Chevalier de l’Ordre National du Mérite
