
Né(e) le : 12 janvier 1994 à Arès (33)
Profession : Masseur Kinesitherapeuthe
Handicap : Non-voyant
CAT : B1
Résidence : Nouvelle-Aquitaine
Club : UNADEV Bordeaux
PALMARÈS
2024 – Jeux Paralympiques
- Paris : Médaille d’or
2022 – Championnat d’Europe
- Pescara : Médaille d’or
2021 – Jeux Paralympiques
- Tokyo : 8ème place
2019 – Championnat d’Europe
- Rome : Médaille d’argent
2018 – Championnat du Monde
- Madrid : 15ème place
INTERVIEW
Comment as-tu découvert le cécifoot ?
J’ai découvert le cécifoot en regardant la finale des Jeux Paralympiques de Londres 2012 sur France Télévisions. Je me suis tout de suite dit qu’il fallait que j’essaie. Il se trouvait qu’il y avait un club à Bordeaux, alors je me suis lancé. Au premier entraînement, je me suis vite rendu compte que ce n’était pas si simple, mais j’ai tout de suite eu envie de continuer.
À quel moment as-tu compris que tu pouvais viser l’équipe de France ?
En 2018, quand l’équipe de France s’est restructurée. J’ai dit à Toussaint Akpweh que je voulais faire partie du projet. Cette année-là, je terminais aussi mes études de kinésithérapie. C’était intense entre les entraînements, les stages et mon mémoire, mais une fois sélectionné, je me suis dit que je voulais m’installer durablement dans le groupe.
Que t’a apporté ta première sélection internationale ?
J’ai ressenti beaucoup de fierté en portant le maillot de l’équipe de France. En même temps, affronter des nations comme l’Argentine m’a fait comprendre ce qu’était réellement le très haut niveau. C’était difficile, mais extrêmement enrichissant.
Qu’est-ce qui t’a permis de progresser aussi rapidement ?
J’ai eu la chance d’intégrer un collectif où le niveau était déjà très élevé. Mes coéquipiers m’ont énormément aidé à progresser. Et je pense qu’il faut aussi savoir s’inspirer des meilleurs joueurs de toutes les nations pour continuer à évoluer.
Comment concilies-tu ton métier de kinésithérapeute et le sport de haut niveau ?
Les deux sont très complémentaires. Mon métier me permet de mieux comprendre le fonctionnement du corps, la récupération ou les blessures. Et le sport de haut niveau m’aide aussi à être un meilleur professionnel au quotidien.
Quel regard portes-tu sur le développement du cécifoot ?
Je trouve que la discipline progresse énormément. Ce qui me fait surtout plaisir, c’est que lorsque les gens viennent voir un match, ils regardent d’abord un sport avant de voir des personnes en situation de handicap. C’est une évolution très importante.
Comment imagines-tu l’avenir du cécifoot français ?
J’aimerais qu’il y ait encore davantage de jeunes qui rejoignent la discipline. Nous avons une belle relève qui arrive, mais il faut continuer à attirer de nouveaux joueurs pour préparer l’avenir de l’équipe de France.
Quel conseil donnerais-tu à un jeune déficient visuel qui hésite à essayer le cécifoot ?
Je lui dirais simplement de venir essayer. Il faut d’abord prendre du plaisir avant de penser au haut niveau. L’équipe de France ne doit pas être un objectif immédiat : il faut découvrir la discipline, progresser étape par étape et rester humble.
De quoi es-tu le plus fier aujourd’hui ?
Je suis fier de beaucoup de choses. De mon parcours sportif, bien sûr, mais aussi de ma carrière de kinésithérapeute et de ma famille. Ce qui me rend le plus heureux, c’est d’avoir réussi à construire un équilibre entre ma vie personnelle, professionnelle et sportive.
Quels sont tes objectifs pour les prochaines années ?
J’ai envie de continuer à prendre du plaisir sur le terrain. Bien sûr, nous voulons conserver nos titres et continuer à gagner avec l’équipe de France, mais le plaisir reste indispensable. Si on ne prend plus de plaisir, il n’y a plus de raison de continuer.
À SAVOIR
Déficient visuel de naissance, Mickaël Miguez découvre le cécifoot après avoir regardé la finale des Jeux Paralympiques de Londres 2012 à la télévision. Kinésithérapeute libéral près de Bordeaux, il rejoint l’équipe de France en 2018 et participe à l’ascension des Bleus jusqu’au titre européen puis paralympique. Passionné de transmission, il intervient régulièrement auprès des jeunes pour faire découvrir le cécifoot et sensibiliser au handicap.
