Deux ans après les Jeux Paralympiques de Paris 2024, l’équipe de France de boccia poursuit son chemin. Entre confirmations et progression, quatre Tricolores s’apprêtent à retrouver le plus haut niveau international à l’occasion des Championnats du monde 2026 à Séoul (27 août – 3 septembre). Avec une ambition : jouer leur jeu, sans se sous-estimer, et saisir les opportunités de podium qui se présenteront.
Depuis Paris, la boccia handisport poursuit son chemin. Avec des résultats, des ajustements, parfois des périodes plus difficiles, mais une équipe de France qui continue d’avancer.
Aurélie Aubert a confirmé son statut en devenant championne d’Europe en 2025, une performance qui lui a permis de décrocher directement sa qualification pour les Mondiaux. Cette saison a été plus irrégulière, notamment en raison d’un travail technique destiné à enrichir encore son jeu. Une période d’adaptation nécessaire dans la perspective des Jeux Paralympiques de Los Angeles 2028.
Sonia Heckel a elle aussi retrouvé une dynamique positive. Après la frustration des Jeux de Paris, la Française a réagi en décrochant l’argent aux Championnats d’Europe 2025 avant d’enchaîner les podiums sur la scène internationale.
À leurs côtés, Jules Ménard et Mathilde Troude ont construit une nouvelle paire BC3 après Paris. Et les résultats racontent leur progression : partis de la 16e place mondiale après les Jeux, ils occupent désormais le cinquième rang.
Jouer libérés, viser haut
À Séoul, les Français savent désormais qu’ils peuvent regarder les meilleurs dans les yeux.
Aurélie Aubert est quatrième mondiale, Sonia Heckel cinquième, tandis que la paire BC3 occupe elle aussi la cinquième place internationale. Des classements qui permettent d’assumer une certaine ambition, sans changer la manière d’aborder la compétition.
« L’ambition, c’est d’arriver sereinement, de faire notre jeu et surtout de ne pas subir celui de l’adversaire. Il ne faut plus se sous-estimer parce que les quatre ont vraiment leur place », explique Marie-Pierre Leblanc, manager de la performance de la boccia à la Fédération Française Handisport.
Les podiums sont dans un coin des têtes. Mais pas question de commencer à les compter avant même d’avoir lancé la première balle. Les Bleus veulent avancer match après match, prendre leurs repères sur place et rester fidèles au travail réalisé ces derniers mois.
Une préparation tournée vers le plus haut niveau
Car la préparation n’a rien laissé au hasard. Cette saison, les Français ont choisi d’aller se confronter à différentes écoles de boccia, notamment sur le circuit asiatique, afin de se mesurer aux meilleures nations et de mieux identifier leurs forces comme les points à travailler. À cela se sont ajoutées de nombreuses séances d’analyse vidéo et un dernier stage de préparation à Reims.
Au fil des mois, l’accent a notamment été mis sur la capacité des Français à s’adapter aux différents scénarios d’un match. Un travail mené aussi bien avec la paire BC3 qu’avec Aurélie Aubert et Sonia Heckel en individuel, pour arriver à Séoul avec plusieurs solutions et être capables de répondre au jeu proposé par leurs adversaires.
Derrière cette préparation, il y a également tout le travail réalisé dans l’ombre par le staff et les assistants, particulièrement investis aux côtés des athlètes. En boccia, leur présence et leur engagement font pleinement partie de la performance. Ces Mondiaux seront donc ceux des quatre joueurs sélectionnés, mais aussi de toute une équipe qui les accompagne et travaille avec eux au quotidien.
Séoul, avec Los Angeles déjà en ligne de mire
Ce Mondial comptera aussi au-delà des résultats obtenus en Corée. À deux ans des Jeux Paralympiques de Los Angeles 2028, chaque performance peut peser lourd. Les Championnats du monde offrent de nombreux points au ranking international et constituent donc une étape importante dans la course à la qualification paralympique.
Pour les Bleus, réussir à conforter leurs positions, voire à gagner encore quelques places, permettrait d’aborder 2027 avec davantage de sérénité.
Mais avant de penser à Los Angeles, il y a Séoul. Quatre Français, plusieurs chances de bien faire et une équipe qui sait désormais qu’elle possède les armes pour bousculer les meilleures nations.
La sélection française :
>> AUBERT Aurélie (HANDISPORT ACTIONS – AUBEVOYE)
>> LLOP CLIVILLE Claudine (assistante) (HANDISPORT ACTIONS – AUBEVOYE)
>> HECKEL Sonia (CLUB HANDISPORT DE LUDRES)
>> BRACHET Florent (Assistant) (CLUB HANDISPORT DE LUDRES)
>> TROUDE Mathilde (HANDISPORT RICHEBOURG)
>> PINTEAUX MATHILDE (SUD OISE ET SPORTS ET HANDICAPS)
>> MENARD Jules (DIN’HANDISPORT)
>> MENARD Christophe (Assistant) (DIN’HANDISPORT)
Encadrement
>> LEBLANC Marie-Pierre (Manager de la Performance)
>> PACHECO Samuel (Entraîneur)
>> LE FRANC Laurence (Masseur-kinésithérapeute)
>> PARISE Frédéric (médecin)
