Après un mois de décembre dense et exigeant, l’Équipe de France de para ski alpin a bouclé ses premières étapes de Coupe du monde à Steinach am Brenner (Autriche), Santa Caterina (Italie) et St. Moritz (Suisse). Entre épreuves de vitesse et de technique, ces rendez-vous ont permis au collectif tricolore de poser des bases, de prendre des repères solides et d’afficher ses premières ambitions, tout en identifiant les axes de progression en vue du grand objectif de la saison : les Jeux Paralympiques de Milan-Cortina (6–15 mars). Thomas Frey, entraîneur chef, revient sur ce début de campagne…
Un mois de décembre révélateur pour le collectif
Nous avons enchaîné trois étapes sur un temps très court, avec un programme complet : super-G, descente, slalom, géant et combiné, sur des profils de pistes très différents et dans des conditions parfois exigeantes. Cette tournée de décembre avait un but clair : se situer, valider les réglages, confirmer les choix techniques, et surtout identifier rapidement ce qu’il fallait consolider.
Le bilan est positif : nous repartons avec des victoires, de nombreux podiums, et surtout un groupe qui avance dans la bonne direction. Mais nous repartons aussi avec des enseignements très concrets : la régularité à stabiliser sur certaines disciplines, des repères encore à renforcer en vitesse, et un niveau de maîtrise à consolider pour sécuriser les courses. C’est exactement ce que nous attendions de ce premier bloc : des résultats, et des informations utiles pour structurer la suite.
Des performances marquantes et une dynamique collective positive
Sur l’ensemble de la tournée, plusieurs performances sont venues confirmer la qualité du travail réalisé et donner un vrai signal au reste du circuit.
À St. Moritz, Arthur Bauchet a envoyé un message fort en signant trois victoires en trois courses (deux géants et un slalom). Cette capacité à réagir rapidement, à ajuster et à performer immédiatement est un point important pour la suite de la saison.
Cette dynamique a également été portée par Jules Segers, auteur d’un mois très solide et complet, marqué par sa première victoire en Coupe du monde lors du combiné à Steinach. Cette victoire, combinée à des performances régulières en technique et en super-G, confirme une progression nette et un niveau de constance de plus en plus élevé.
La progression du collectif passe aussi par des athlètes qui montent en puissance : Lou Braz-Dagand continue de gagner en confiance et en régularité, notamment en géant, avec des courses très solides à St. Moritz. Ce type de progression est essentiel dans la construction d’une saison complète.
En vitesse, Aurélie Richard a marqué ce mois de décembre en terminant meilleure descendeuse, grâce à deux victoires à Santa Caterina, auxquelles s’ajoute une première place à l’entraînement. C’est un résultat référence pour l’équipe, et une confirmation forte dans un secteur où le niveau d’exigence est maximal.
Un groupe qui construit : régularité, sécurité et engagement
Au-delà des podiums, ce début de saison nous donne une lecture claire de notre projet collectif : continuer à monter en puissance, tout en sécurisant la régularité.
Plusieurs athlètes ont montré de belles choses mais doivent encore stabiliser l’ensemble. Oscar Burnham a vécu une tournée contrastée, avec une vraie capacité à rebondir et une performance marquante en slalom, qui confirme son potentiel en technique. Jordan Broisin a enchaîné toutes les disciplines, avec un engagement constant et une tournée riche en enseignements pour la suite : c’est typiquement ce qui permet de faire progresser les repères, la confiance et les réglages.
Du côté du duo Hyacinthe Deleplace – Perrine Clair, la vitesse a apporté des signaux encourageants, avec des performances solides, mais la priorité reste de gagner en stabilité, de sécuriser les courses et d’être plus réguliers sur l’ensemble des manches. Ce sont des étapes normales dans la construction d’un binôme à ce niveau de compétition.
Enfin, Victor Pierrel poursuit son apprentissage sur le circuit international. Ces courses sont indispensables pour acquérir l’expérience, progresser dans la lecture du terrain et construire la performance sur le moyen terme. Là aussi, l’objectif est clair : engranger, apprendre, et continuer de monter en puissance.
Prochaines échéances : un point d’orgue sur les Alpes françaises
Dans la continuité de ce mois de décembre riche d’enseignements, les prochaines échéances pour le collectif seront déterminantes pour poursuivre notre montée en puissance, consolider les repères acquis et affiner les réglages dans toutes les disciplines.
Dès janvier, nous retrouverons le circuit à Saalbach (Autriche) du 11 au 17 janvier pour des épreuves de descente et super-G, avant un rendez-vous technique à Feldberg (Allemagne) du 22 au 23 janvier avec le slalom.
Ensuite, un temps fort attend l’équipe de France : la tournée des Alpes françaises, avec un point d’orgue à Méribel (France) du 26 au 30 janvier (slalom géant et slalom), puis Tignes (France) du 2 au 6 février (descente et super-G). Ces étapes à domicile auront une saveur particulière : elles nous permettront de courir devant notre public, de nous exprimer sur des pistes que nous connaissons bien, et surtout de mesurer notre progression face aux meilleures nations dans un moment clé de la saison.
La Coupe du monde se poursuivra ensuite à Veysonnaz (Suisse) du 9 au 10 février, avec le slalom et le slalom géant, dernière grande répétition avant le grand objectif : les Jeux Paralympiques de Milan-Cortina, du 6 au 15 mars.
Cap sur Milan-Cortina (6–15 mars)
Ce premier bloc de Coupe du monde nous donne de la confiance et surtout une direction claire. Nous avançons étape par étape, avec une exigence élevée, et en gardant en tête l’objectif principal : arriver prêts, réguliers et performants aux Jeux Paralympiques de Milan-Cortina.
Résultats – Coupe du monde (décembre)
Arthur Bauchet
St. Moritz (Suisse)
Slalom — 1er
Slalom géant — 1er
Slalom géant — 1er
Santa Caterina (Italie)
Descente — 6e
Descente — 4e
Jules Segers
St. Moritz (Suisse)
Slalom — 4e
Slalom géant — 2e
Slalom géant — 2e
Steinach am Brenner (Autriche)
Super-G — 2e
Super-G — 2e
Super-G — 1er
Combiné alpin — 1er
Oscar Burnham
St. Moritz (Suisse)
Slalom — 2e
Slalom géant — 11e
Slalom géant — Abandon (DNF, manche 2)
Santa Caterina (Italie)
Descente — 12e
Descente — 11e
Descente (entraînement) — 10e
Steinach am Brenner (Autriche)
Super-G — 8e
Super-G — 7e
Super-G — 11e
Combiné alpin — 4e
Aurélie Richard
St. Moritz (Suisse)
Slalom géant — 2e
Slalom géant — 2e
Santa Caterina (Italie)
Descente — 1ère
Descente — 1ère
Steinach am Brenner (Autriche)
Super-G — 4e
Super-G — 3e
Super-G — 4e
Combiné alpin — 2e
Jordan Broisin
St. Moritz (Suisse)
Slalom — Abandon (DNF, manche 1)
Slalom géant — 8e
Slalom géant — 6e
Santa Caterina (Italie)
Descente — 9e
Descente — 17e
Steinach am Brenner (Autriche)
Super-G (World Cup Speed Event) — 7e
Combiné alpin — 5e
Hyacinthe Deleplace (guide : Perrine Clair)
St. Moritz (Suisse)
Slalom — Abandon (DNF, manche 1)
Slalom géant — Abandon (DNF, manche 1)
Santa Caterina (Italie)
Descente — Abandon (DNF)
Descente — 4e
Steinach am Brenner (Autriche)
Super-G — 3e
Super-G — 2e
Super-G (World Cup Speed Event) — 2e
Combiné alpin — 2e
Lou Braz-Dagand
St. Moritz (Suisse)
Slalom — 7e
Slalom géant — 4e
Slalom géant — 3e
Steinach am Brenner (Autriche)
Super-G — 5e
Super-G — 7e
Super-G — 5e
Combiné alpin — 3e
Victor Pierrel
St. Moritz (Suisse)
Slalom — Abandon (DNF, manche 2)
Slalom géant — 15e
Steinach am Brenner (Autriche)
Super-G— 16e
