MONDIAUX DE PARA CYCLISME : LA FRANCE CONFIRME SA PLACE AU SOMMET 

29 médailles, dont 15 titres mondiaux, et une première place au classement des nations : à Huntsville, l’équipe de France de para cyclisme a une nouvelle fois imposé sa force collective. Un an après les 27 médailles et 12 titres décrochés à Ronse, les Bleus font encore mieux aux États-Unis. Derrière les chiffres, ces Mondiaux auront surtout confirmé la densité d’un collectif où les champions confirmés côtoient désormais de nouveaux visages capables, eux aussi, d’aller chercher l’or. 

Avant de s’envoler pour Huntsville, Laurent Thirionet avait été clair : après avoir terminé première nation mondiale en 2025, la France devait confirmer son statut. 

Quatre jours de compétition plus tard, le contrat est largement rempli. Avec 15 médailles d’or, 8 d’argent et 6 de bronze, les Bleus terminent une nouvelle fois en tête du classement des nations. Et améliorent même leur bilan de l’année précédente.  

Pour Laurent Thirionet, le bilan est largement positif, même si le manager de la performance voit encore des détails à améliorer. Il retient surtout la capacité des Français à répondre présent dans presque toutes les catégories où ils étaient engagés, avec régulièrement plusieurs Tricolores sur un même podium.  

DES CHAMPIONS PARTOUT 

Le tableau des médailles raconte à lui seul la profondeur de cette équipe de France. 

Avec 29 médailles, dont 15 titres mondiaux, la France termine en tête du classement des nations à Huntsville, loin devant la Chine, deuxième avec 17 médailles et 6 titres. Une performance d’autant plus remarquable que 22 des 28 sportifs sélectionnés, soit près de 80 % de la délégation tricolore, repartent avec au moins une médaille. Un résultat qui illustre la densité du collectif français et sa capacité à performer dans l’ensemble des catégories.

Des succès qui ne surprennent finalement qu’à moitié Laurent Thirionet. « Tous ces athlètes qui ont gagné, on sait qu’ils sont en capacité de gagner. » 

DES RETOURS ET DE NOUVELLES PROMESSES 

Parmi les performances les plus attendues figurait forcément celle d’Alexandre Léauté. Victime d’une lourde chute à l’entraînement au printemps et éloigné plusieurs mois de la compétition, le Breton n’a pas tardé à retrouver ses habitudes : deux courses, deux titres mondiaux. 

Un retour gagnant, même si les écarts montrent aussi à quel point la concurrence s’est resserrée, notamment au sein même du collectif français. Sur le contre-la-montre C2, seulement deux secondes séparent Alexandre Léauté d’Arthur Bauchet, deuxième.  

D’autres performances racontent également l’élargissement du réservoir tricolore. Anthony Bethleem, passé au tricycle depuis seulement quelques mois, décroche ainsi l’argent du contre-la-montre T1, à seulement une demi-seconde du titre. Une progression que Laurent Thirionet associe notamment au travail mené avec Olivier Lyoen autour de sa technique et de son matériel.  

Chez les féminines, Margot Boulet prend l’argent sur la course en ligne C5, tandis qu’Anaïs Vincent s’offre le titre en H3 après avoir battu sa principale concurrente au sprint. Des résultats qui confirment, là encore, que les possibilités de podium ne se concentrent plus autour de quelques individualités.  

LA FORCE D’UN GROUPE 

Mais les 29 médailles ne sont finalement qu’une partie de ce que Laurent Thirionet souhaite retenir de Huntsville. Tout au long de la semaine, le manager a surtout observé un groupe qui continue de se construire, sur le vélo comme en dehors. Des athlètes qui partagent les moments de vie collective, s’entraident face aux contraintes inhérentes à un long déplacement international et entretiennent une proximité grandissante avec le staff.

« Il y a un vrai groupe, donc ça c’est super, ça fait plaisir. […] Il y a une vraie communion entre tous les athlètes et surtout entre les staffs et les athlètes. »  

Cette réussite, Laurent Thirionet l’attribue également à tout ce qui a été construit autour des sportifs ces dernières années. Entraîneurs, préparation physique, travail en soufflerie, optimisation du matériel : l’accompagnement s’est progressivement professionnalisé et permet aujourd’hui à la France de disposer non seulement de champions, mais surtout d’un nombre important d’athlètes capables d’évoluer au meilleur niveau mondial.  

RESTER NUMÉRO UN, SANS CHANGER DE CAP 

Après Huntsville, pas question pour autant de considérer le travail terminé. La ligne directrice reste la même jusqu’à Los Angeles 2028 : continuer à faire progresser individuellement les athlètes et renforcer encore la densité du collectif. 

« L’objectif est toujours le même, c’est de rester numéro 1 et, sans se soucier de chercher à être numéro 1, de continuer à travailler comme on le fait depuis le début. […] On ne va pas changer notre façon de travailler. »  

Et la saison internationale n’est pas encore terminée. Du 29 octobre au 1er novembre, une partie du collectif retrouvera la piste à Apeldoorn, aux Pays-Bas, pour les Championnats du monde de para cyclisme sur piste, dernier grand rendez-vous de l’année. 

Puis se dessinera déjà un rendez-vous forcément particulier : en 2027, les Championnats du monde feront leur retour en France, dans le cadre des Mondiaux de cyclisme UCI organisés du 24 août au 5 septembre. Les épreuves de para cyclisme sur route se tiendront du 25 au 29 août à Rumilly, avant celles sur piste, programmées du 1er au 5 septembre au Vélodrome National de Saint-Quentin-en-Yvelines.
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Champions du monde : Florian Jouanny (H2 – contre-la-montre et course en ligne), Loïc Vergnaud (H5 – contre-la-montre), Thomas Tarou (C1 – contre-la-montre), Louis Hubert (C3 – contre-la-montre), Alexandre Léauté (C2 – contre-la-montre et course en ligne), Élie de Carvalho / Mickaël Guichard (B – contre-la-montre tandem), Heïdi Gaugain (C5 – contre-la-montre), Gatien Le Rousseau (C4 – contre-la-montre), Anaïs Vincent (H3 – course en ligne), Johan Quaile (H3 – course en ligne), Thomas Peyroton-Dartet (C3 – course en ligne), Eliott Pierre (C5 – course en ligne), Johan Quaile / Anaïs Vincent / Joseph Fritsch (relais handbike H1-5).  

Vice-champions du monde : Anaïs Vincent (H3 – contre-la-montre), Anthony Bethleem (T1 – contre-la-montre), Arthur Bauchet (C2 – contre-la-montre et course en ligne), Kévin Le Cunff (C4 – contre-la-montre et course en ligne), Thomas Tarou (C1 – course en ligne), Margot Boulet (C5 – course en ligne).  

Médaillés de bronze : Joseph Fritsch (H4 – contre-la-montre et course en ligne), Mattis Lebeau (C4 – contre-la-montre), Alexandre Lloveras / Thomas Denis (B – contre-la-montre tandem), Loïc Vergnaud (H5 – course en ligne), Dorian Foulon (C5 – course en ligne).