
Né(e) le : 28 juillet 1998 à Conflans Sainte-Honorine
Handicap : Amputation bilatérale au-dessus des genoux
Résidence : Provence-Alpes-Côte d'Azur
Club : ASDV Phocéens
Entraîneur : Vincent Duchêne
PALMARÈS
2024 – Jeux Paralympiques
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Paris 2024 (Vaires-sur-Marne) : 5e (finale, para-aviron – skiff)
INTERVIEW
Comment te présenterais-tu en quelques lignes ?
« Je m’appelle Alexis Sanchez, j’ai 27 ans. Je fais du para ski de fond et du para-aviron. Je suis arrivé dans le sport après mon accident, et j’ai appris à aimer le dépassement de soi et la recherche des limites. »
Ton handicap en quelques mots ?
Amputation bilatérale au-dessus des genoux, suite à un accident de la route (août 2019).
Pourquoi ce double projet aviron / ski de fond ?
« Ce sont deux sports d’endurance, complémentaires. On travaille la “caisse”, l’efficience, et ce goût de l’effort long : se faire mal pour performer. Et j’aime les défis. »
Ta première grande émotion en compétition ?
« La qualification pour Paris 2024, à Lucerne, avec une seule place à aller chercher. Et ensuite les Jeux : l’ambiance, la pression, et la fierté de représenter la France à la maison. »
Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter ?
« De ne pas me blesser pour pouvoir m’entraîner. Et de continuer à prendre du plaisir et à progresser dans les deux disciplines. »
À SAVOIR
Après un grave accident de la route en août 2019, Alexis Sanchez reconstruit sa vie autour d’un projet au long cours : retrouver de l’autonomie, se rééduquer, et viser le très haut niveau. Amputé des deux jambes au-dessus des genoux, il réapprend notamment à marcher avec deux prothèses électroniques, et se jette dans le sport avec une obsession : progresser, chiffrer, comprendre, optimiser.
L’été, il s’impose rapidement en para-aviron, jusqu’à disputer ses premiers Jeux Paralympiques à Paris 2024, conclus par une 5e place en finale. L’hiver, il se lance un nouveau défi : le para ski de fond, en catégorie assise, dans un “baquet” propulsé à la double poussée. Fasciné par les “gains marginaux” (prépa physique, mentale, nutrition, biomécanique, matériel), Alexis construit un projet “été-hiver” exigeant, nourri par une vraie culture de l’effort… et un seul moteur : ne pas avoir de regrets.
